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Arch Enemy
Transbordeur @ Lyon
le 26/11/2014

photos
Publié le 16/12/2014, par le_renard
La soirée commence d'entrée de jeu (et à l'heure, c'est important de préciser) avec Drone, un groupe originaire d'Allemagne. Leur Thrash Métal, sans être d'une originalité de dingue, est bougrement efficace. Leur prestation scénique est très correcte, et leur trente minutes de jeu ouvre pour une soirée qui s'annonce sous les meilleures auspices.

Les anglais de Hell viennent ensuite déchaîner les enfers sur scène. Le groupe propose un Heavy Métal puissant, un peu old School, mais très théâtral. Le micro du chanteur est fixé devant sa bouche, ce qui lui laisse les mains libres pour gesticuler comme un possédé. Le côté mise en scène donne son petit effet, les mouvements synchronisés des musiciens, et le chanteur qui se flagelle ou se roule par terre sur scène. C'est un peu surjoué, mais pourquoi pas. Leur musique est plutôt sympa, avec une basse très fortement mise en avant.

Si le public s'était montré relativement calme jusqu'à présent, il en va d'une toute autre histoire lorsque Arch Enemy entre en scène. Visiblement très attendus par le public lyonnais, les Suédois mettent le feu dans la fosse. Des pogos se forment, quelques crowdsurfers s'essaient même à naviguer sur la foule. Le Death mélodique d'Arch Enemy fait mouche, leur set est une véritable tuerie. Leur "nouvelle" chanteuse Alissa White-Gluz (ex-The Agonist) a repris le flambeau après Angela Gossow avec talent, la demoiselle aux cheveux bleus assure grave. C'est la première fois que je la vois sur scène, et je dois avouer qu'elle m'a bluffé ! Sa performance vocale n'a rien à envier à sa prédécesseur, sa présence scénique et son charisme font le reste. Quant à Michael Amott, le virtuose reste fidèle à lui même et envoie des riffs et des solos à tout va. Le groupe enchaîne les nouveaux titres comme les anciens, et évidemment les "tubes" tels que "Ravenous", "We will rise", "Nemesis". Arch Enemy a joué une heure pile, ça parait peu, mais il faut maintenant laisser la place à la tête d'affiche de ce soir, les Thrashers de Kreator.

Il y a du monde ce soir, c'est rare d'ailleurs que je vois le Transbordeur ouvert dans sa grande configuration pour un concert métal. La salle est pleine de métalleux en tout genre, les vieux de la vieille tout comme des petits jeunes fraîchement sorti du lycée (on me souffle dans l'oreillette "collège" ?...).

Les légendes du Thrash allemand sont en grande forme ce soir, il s'agit de la première date de leur tournée européenne (avec Arch Enemy, Sodom et Vader pour la plupart des dates). Les riffs de malade, la voix éraillée de Petrozza, reconnaissable entre mille, et une cadence infernale tout le le long du set. Voilà comment on pourrait résumer le concert en quelques mots. Leur backdrop est un écran géant sur lequel sont diffusés des images pour illustrer les titres joués. Les nouvelles compositions issues de "Phantom Antichrist" sont évidemment interprétées (dont les superbes "Civilization collapse" et "Death to the world"), mais également des titres plus anciens, tels que "Tormentor" ou l'indétrônable "Pleasure to kill", tubes parmi les tubes, qui n'ont pas pris une ride.

L'agitation dans le public est de plus en plus importante, comme le souligne le chanteur/guitariste : "La meilleure chose en France n'est pas le red wine, ni l'Eiffel Tower, ni le fromache, mais le moshpit !"
Les walls of death ou circle pits font bouger les métalleux surexcités. Ca headbangue dans tous les coins, je vois de longs cheveux tournoyer partout autour de moi. Les dieux du Thrash (allez, ne lésinons pas sur les mots !!) nous filent des frissons, le son électrique des guitares est un pur régal, et comme dirait l'autre, "ça casse du p'tit bois sur le dos du poney".

En rappel, le groupe reprend "Number of the Beast" (Iron Maiden), qui fait chanter tout le public. Un excellente prestation de Kreator, que je retournerai voir sans hésitation.


Les photos du concert