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Sylak Open Air Festival
Saint-Maurice de Gourdans
le 09/08/2014

photos
Publié le 23/08/2014, par le_renard
Quatrième édition pour le festival Metal SYLAK Open Air cette année, et déjà l'événement a un air d'incontournable quand on discute avec les Lyonnais amateurs de riffs, de bière et de bonne ambiance. Situé à une trentaine de kilomètres de Lyon dans un petit village de campagne, sur un terrain situé tout près du stade municipal (qui sert d'ailleurs de terrain de camping aux festivaliers), le festival attire de nombreux lyonnais, mais également beaucoup de monde d'un peu partout en France, qui sont de passage pour les vacances, ou qui font le déplacement exprès. En tout, l'événement aura rassemblé près de 5000 personnes en trois jours.

Au fil des éditions, les organisateurs ont fait jouer des groupes de grande envergure, citons par exemple Dagoba, Napalm Death, Nashville Pussy, ou encore Corbier, qui souligne l'état d'esprit éclectique du festival. Ne connaissant le Sylak Open Air que par sa réputation, cette année j'ai enfin l'occasion d'aller y faire un tour. Ce sera cependant un tour rapide, étant donné que je n'ai pu m'y rendre que pour la journée du samedi.

Arrivé sur les lieux le samedi en début d'après-midi, je redoutais de trouver de la place pour garer mon véhicule... Mais en fait, de grands prés ont été aménagés pour servir de parking, et la place ne manquait pas ! Si bien qu'on peut stationner très près de l'entrée du site. Seul micro-bémol, on aurait apprécié qu'il y ait quelqu'un pour indiquer les parkings et placer les gens. Là c'était un peu comme chacun voulait, mais au final les gens se sont organisés par eux-mêmes, sans que cela devienne le chaos. 

La billetterie et l'entrée dans le site se font dans les règles de l'art, avec fouille succincte par le service de sécurité. Une fois pénétré dans l'enceinte du festival, on s'aperçoit que le lieu n'est vraiment pas immense, ce qui donne un petit côté convivial et familial au festival. On a certes vite fait le tour, mais on trouve l'essentiel : un grand bar où la bière coule à flot, des toilettes en nombre suffisant, des boutiques de merch, un espace restauration (frites, sandwich, hot dog, crêpes), des tables et des bancs, et ainsi de suite. Tout est pensé pour accommoder les festivaliers. Et évidemment une grande scène.

Une seule scène, sur laquelle les groupes se succéderont. Ainsi, pas de problème de chevauchement dans le planning, on peut vraiment profiter des concerts de chaque groupe du début à la fin. Autre avantage, les vingt minutes de changement de plateau entre chaque groupe permettent de laisser reposer ses oreilles et profiter d'un peu de calme avant d'enchaîner avec le concert suivant. 

On remarque un service de sécurité très présent, des pompiers bénévoles au taquet, prêt à intervenir au moindre pogo. Enfin, en ce début d'après-midi, ce sont plus des pogounets et quelques gentilles chamailleries que de véritables pogos. On assiste à un ou deux circle pit pendant le concert de No Return, mais rien de bien méchant dans la mesure où un père de famille court dans le circle pit avec son gamin de six ans juché sur ses épaules.

Quelques animations annexes divertissent le métalleux, des pros du diabolo, des jongleurs (quilles, torches enflammées), des combats de sumo ou du rodéo mécanique. A propos du rodéo, cette attraction attire en réalité surtout les mecs bourrés qui ne pensent qu'à déconner. Preuve en est avec un type qui a déjà beaucoup de difficultés à monter sur la bête mécanique, même à l'arrêt. En tous cas, les curieux se paient de belles tranches de rire.

Le ciel s'assombrit de plus en plus dans le courant de l'après-midi, les nuages deviennent menaçants... Mais fausse alerte, le soleil revient rapidement. Il fait chaud cet après-midi, mais sans que ce soit étouffant. D'autant plus que la fosse est entièrement ombragée, une aubaine, car le soleil tape relativement fort.

Autre point fort du festival : les sanitaires. Quelques éco-toilettes pour éviter les nauséabondes rues de la pisse (que l'on a pu connaître au Hellfest par exemple). L'éco-toilette qu'est-ce que c'est ? Ça consiste tout simplement à pisser dans un grand seau rempli de paille. Simple mais efficace, ça neutralise les odeurs, et un type est chargé de vider les seaux régulièrement. Un point d'eau permet de désaltérer les assoiffés ou les desséchés par la chaleur, c'est toujours bon à prendre.

Sinon, il reste le bar pour se désaltérer, où l'on sert de la bière à 2,50 EUR (la blonde bon marché dégueulasse), mais aussi de la Kriek cerise ou du cidre, parmi moult autres softs.

Côté musique, on constate une programmation complètement hétéroclite, et c'est justement ça qui fait le charme de ce festival ! On alterne entre le Thrash de No Return, la chanson Punk de Mononc' Serge, le Hard Rock de Koritni, ou encore le Brutal Death de Benighted, le festivalier n'a que l'embarras du choix !
D'ailleurs, l'ovni du festival, c'est Mononc' Serge qui, seul avec sa guitare, son accent québécois et ses chansons légères et humoristiques, attire un maximum de curieux dans la fosse. Le morceau fédérateur qui rassemble l'audience et fait lever les verres est évidemment "L'âge de bière".

Petite déception suite à une annonce faite dans le courant de l'après-midi : Moonspell est obligé d'annuler sa venue suite à des grèves des compagnies aériennes portugaises. Benighted bénéficiera alors d'un set plus long pour l'enregistrement de leur DVD. Leurs balances ont duré un poil trop longtemps, ces gars-là seraient ils perfectionnistes ? Ou rencontrent-ils des soucis techniques ? En tous cas, dès leur set entamé, on s'en prend plein la face ! Ca envoie du bois ! Même si les musiciens sont excellents, le chant typé Grind (grouîîîî-grouîîîî) n'est pas trop ma tasse de thé. J'en profite donc pour prendre un casse-dalle.

La tête d'affiche de la soirée est impatiemment attendue : Phil Campbell et son groupe investit enfin les planches. Phil s'est entouré de ses trois fils, Todd (guitare), Dane (batterie) et Tyler (guitare). Evidemment, comme on pouvait s'y attendre, le groupe reprend les tubes de Motörhead. Même si le charisme et la voix rocailleuse de Lemmy ne sont pas là, c'est un petit peu comme si on avait Motörhead devant nous, c'est toujours bon à prendre. Mais le groupe reprend également des titres de Black Sabbath ou Led Zeppelin, parmi d'autres. Ce que voulait d'ailleurs Phil Campbell, c'est justement jouer du Rock'n'Roll de manière presque intimiste devant un public restreint. Et c'est réussi ! On a eu droit à une très bonne prestation du groupe.

22h30, toujours pas d'orage ni de pluie, on a un bol phénoménal. La bonne ambiance continue de régner, on constate qu'une chenille se forme dans le public pendant le changement de plateau avant Gojira.

Deuxième tête d'affiche très attendue ce soir, les talentueux Français de Gojira. Le groupe nous propose un set carré, professionnel. Mais malgré un wall of death qui s'étendra dans la fosse entière, j'ai trouvé le public un peu mou. En même temps, sur scène ce n'était pas la folie non plus, il faut bien l'avouer. Les musiciens étaient là, jouaient, sans en faire des tonnes. On aurait apprécié un peu plus de présence, de communication avec le public. M'enfin, toujours est-il que la soirée s'est achevée avec un sentiment de bonheur, j'ai vraiment passé une excellente journée !

N'ayant malheureusement pas pu être présent pendant les trois jours du festival, j'ai raté la soirée mousse du vendredi, et des groupes comme Coroner ou Turbonegro, etc. Cela dit, j'ai eu un bon aperçu de ce qu'est le Sylak Open Air, et c'est sans hésitation que je répondrai présent pour la prochaine édition.


http://www.sylakopenair.com/

Les photos du concert